Un dossier mal ficelé...

Publié le par Scolan Quesnel

Les études destinées à mesurer l’impact du projet ne sont en aucun cas à la hauteur de cette mission. De même, la concertation semble n’avoir jamais été recherchée, loin s’en faut !

Les études d'impact...  

La première n’envisage le site que d’un point de vue technique et sous le seul angle de l’aménagement, ignorant d’une part les protections et reconnaissances scientifiques incompatibles avec ces travaux, d’autre part les alternatives douces à la lutte contre l’érosion. La deuxième étude est lacunaire (sources, recherches de terrain, groupes taxonomiques traités, impact sur les espèces Natura 2000) et sous-évalue, sciemment ou non, l’impact du projet sur l’environnement.   
Mais il y a plus grave : les deux études d’impact datant respectivement de 2002 et 2004 ne font pas état, et pour cause, d’une protection très forte intervenue en janvier 2006 : la désignation en ZPS. Il nous semble évident que les commanditaires de ce projet auraient dû ajouter une pièce complémentaire faisant état de ce nouveau statut, et notamment le dossier d’évaluation des incidences du projet sur les espèces d’oiseaux relevant de l’annexe 1 de la Directive « Oiseaux ». Pour un site classé « Natura 2000 », sauf erreur de lecture des volumineux dossiers, à aucun moment les études ne parlent de biodiversité !   
Pour plus de détail, voir en annexe la lettre d’Alain Livory au Commissaire enquêteur

Manque de concertation et de transparence...  

Comme trop souvent, l’élaboration du projet n’a pas fait l’objet de publicité. A notre connaissance, les quatre communes concernées n’ont pas évoqué le sujet dans leurs bulletins municipaux respectifs et la presse locale n’en parle réellement que depuis l’enquête publique.

 

Heureusement, l’avis d’enquête nous a alertés et rapidement nous avons pu prendre connaissance du dossier, noter notre désaccord sur le cahier en mairie et réagir par courrier en exposant nos arguments au commissaire-enquêteur.

 

La complexité du dossier d’enquête publique n’était pas pour faciliter la compréhension des citoyens censés produire des observations écrites.  

 

Avant l’enquête publique, à la demande du Commissaire enquêteur, les deux mandataires ont « jugé inutile d’organiser une réunion publique d’information et d’échanges » au prétexte que les publications légales et les articles de presse auraient suffi à l'information du public.

 

De la même manière, pour ne pas faire de vagues, ni le Conservatoire du littoral, propriétaire de la pointe d’Agon, ni le Syndicat mixte du pays de Coutances qui a un rôle pilote dans la gestion intégrée des zones côtières, n’ont été sollicités pour l’élaboration du projet !


Sur les aspects plus techniques, allez voir en annexe la lettre de Jean-Paul Peltier remise à l'enquête publique
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