Un répit pour la nature ?

Publié le par Scolan Quesnel

Le grain de sable...


Incontestablement, les arguments que nous avons développés dans nos différents courriers au préfet de la Manche étaient suffisamment pertinents pour jouer le rôle de grain de sable dans cette mécanique trop bien huilée que sont malheureusement les enquêtes publiques.

En connaissance de cause, le préfet a envoyé une lettre aux deux commanditaires leur faisant part des lacunes du dossier en particulier par rapport aux espèces et milieux relevant des directives européennes. Il demande une étude complémentaire sur les incidences pour ces espèces.

Voir la lettre du préfet.


Une phase de réflexion…

 

Après quelques gesticulations médiatiques de la part des promoteurs pour essayer de faire valoir l'urgence de ces travaux, il semble que nous soyons dans une phase de réflexion...
En tout état de cause, si les commanditaires s’entêtent dans leur projet, il leur faudra financer une nouvelle étude plus poussée qui devra se dérouler sur un cycle d’un an minimum pour analyser l’impact des travaux (et de l’entretien inévitable) sur le milieu et les oiseaux nicheurs, de passage et hivernants. Nous ne voyons pas comment un bureau d’étude pourrait nier les menaces que représente un tel chantier dans ce site Natura 2000. Nous restons très attentifs à la suite des événements.

Voir la rubrique « Actualités naturalistes ».


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Publié dans ACCUEIL

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Ben 26/02/2015 11:14


Merci pouer ce blog qui enfin met aussi en avant le patrinoime naturel de ce havre magnifique.


A noter qu'une intrue est également présente en ce moment parmis nos chères bernaches cravant une petite bernache nonnette s'y cache observation les 23 24 et 25 février 2015. 

J-P Peltier 18/09/2008 11:02

A lire , particulièrement adapté au problème des plages de Coutainville et Hauteville:- Erosion et changement de mode de gestion des plages.  article de 9 pages dans la Gazette des communes,     départements et régions         N° 26 du 30 juin 2008- L'érosion des plages - les causes, les remèdes   par Roland PASKOFF et Christine CLUS-AUBY   Institut océanographique éditeur Paris Monaco, 2007   collection "propos" , 2007    ISBN 978-2-903581-47-3   commentaire: lecture très accessible; le cas de Coutainville   y est évoqué. 

jf de narbonne 03/04/2007 14:06

en réponse à m.Scolan   Monsieur
le sort des oiseaux est certes interessant mais je pense qu\\\'il reste bien des sites où s\\\'installer si d\\\'aventure ils étaient chasser d\\\'agon (havre de la venlée entre autres).Ces oiseaux existaient avant que le banc d\\\'agon n\\\'existe et nul doute qu\\\'ils survivront après sa destruction .Mon sentiment est que vous confondez à plaisir et intentionellement le fond et la forme.Doit on corriger les errances de la nature au profit de l\\\'homme :oui cent fois comment le faire avec tact et modération, là est le problème.et je suis prêt à en discuter , les moyens existent .ou bien allez expliquer aux habitants des pays bas qu\\\'il faut laisser faire la mer pour ne pas perturber je ne sais quel pingouin à tête fourchue je crains qu\\\'ils ne vous jettent des pierres!
Enfin à tous les défenseurs des dunes il serait souhaitable d\\\'expliquer que le banc d\\\'agon est néoformé aux dépens des dunes de montmartin et hauteville et j\\\'aimerais que vous soyez un peu plus solidaires des habitants de ces communes qui voient leur littoral se détruire au profit de ce banc.Les courlis à tête huppées c\\\'est bien mais le patrimoine des hommes c\\\'est mieux   bien à vous et très civilement votre.

Scolan 14/04/2007 10:42

S’il vous plait arrêtez là ces noms d’oiseaux  et élevons le débat comme il se doit !Il s’agit de sauvegarde de la biodiversité et par-là même de survie de l’homme en tant qu’espèce animale.Vous n’êtes pas sans savoir que nous assistons à une disparition massive des espèces animales et végétales. Les scientifiques parlent de la sixième vague d’extinction, mais cette dernière prend des proportions jamais vues en terme de vitesse et elle est liée directement à l’activité humaine. Si on ne fait rien, d'ici 2025, un quart des espèces animales pourrait disparaître.Bien sûr vous allez sourire en pensant que vient faire le havre de Regnéville dans ce problème mondial ?Nous pourrions dire que les Africains n’ont qu’à protéger leurs éléphants, les Asiatiques leurs tigres, les Brésiliens leur forêt tropicale… Et nous ? Sommes-nous capables de choisir des milieux naturels devenus rares et de protéger toute la diversité biologique qui s’y rattache en les désignant comme faisant partie d’un réseau européen ? C’est une question d’éthique, de conscience vis-à-vis des autres peuples sur la planète et des générations futures.La diversité biologique est un patrimoine naturel et un support vital. Les conditions extraordinaires qui ont permis l’apparition de la vie sur terre, cette diversification de plus en plus complexe de toutes les espèces et leur évolution contribuent de nos jours à assurer l'existence des générations actuelles et futures de l'espèce humaine.Regardons ensemble dans quel état nous avons mis notre planète. Où en est ce bel équilibre naturel qui nous a offert toute cette richesse ? Je ne vais pas faire la liste de tous les désordres liés à notre aveuglement, il n’y a qu’à regarder les journaux ou la télé.Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis !Nous ne pouvons pas faire le choix entre la Nature et l’Homme, car si l’une peut vivre sans l’autre, l’inverse est faux ! Alors oui, pour moi le projet dans le havre de Regnéville est contre Nature et contre l’Homme.Et pour répondre à quelques-unes de vos affirmations : OUI le gouvernement des Pays-Bas sait prendre des décisions importantes comme tout récement de déménager plusieurs exploitations agricoles et de détruire des digues pour rendre le caractère submersible à des polders et ainsi limiter les risques d’inondation. NON il ne reste pas "bien des sites" de cette qualité et surtout pas le havre de la Vanlée, particulièrement dégradé par l'homme. OUI les oiseaux comme toutes les espèces finissent par disparaître quand ils habitent des biotopes rares qui sont peu à peu détruits, NON l'homme n'a aucun droit sur la nature et ses prétendues errances, il a surtout intérêt à la conserver, il y va de sa propre survie. C'est en ce sens que nous sommes solidaires des hommes.Réagissez pendant qu’il en est encore temps !Philippe Scolan

Bruno 01/04/2007 00:29

Confronté a un problème similaire dans : sa 'déraison" ; sa volonté d'ignorance de l'importance de la biodiversité marine et notamment sur le littoral;  l'opacité du processus de réflexion entre promoteur du projet et décideurs pour ne venir sur la place publique que pour satisfaire aux obligations légales....Il faut créer une solidarité sur tout le littoral et lier nos combats sur internet pour leur donner un maximum de visibilité.Bruno, responsable du blog du Peuple des dunes en Bretagne

jf de narbonne 25/03/2007 18:04

à m.alain livory
cher monsieur
j\\\'ai lu avec attention votre réponse
vous faites un amalgame ecologico planétaire de scenario catastrophe de montée des eaux , scenario bien connu de fonte glaciaire et du permafrost qui ferait monter les eaux .regneville n\\\'est pas les maldives et le bengladesh.ce scenario n\\\'est qu\\\'un scenario .
_ il ne s\\\'agit que de remettre la sienne dans son lit et de détruire le banc de sable très nouveau de la pointe 
_la faune aviaire sera peu touchée, du vaudredoux au pont de la roque le marais sera intact.
_la récupération du sable peut se faire par une barge suceuse qui peut envoyer le sable par conduite sur montmartin ce qui est une alternative souhaitable , je suis d\\\'accord avec vous que les camions sont une nuisance inacceptable.

Scolan Quesnel 27/03/2007 11:26

Merci à vous de revenir sur notre blog chercher des réponses à vos interrogations toutes légitimes et d’enrichir ainsi le débat. Au moins, notre intention d’information en mettant en ligne ce blog est atteint.Je vais essayer de vous répondre point par point :1 - Vous parlez d’un scénario catastrophe concernant la remontée des eaux, comme s’il ne s’agissait que d’un film de science fiction destiné à faire peur à quelques personnes trop crédules. Vous réagissez là comme malheureusement trop de nos compatriotes qui préfèrent ne pas voir les choses en face. C’est la politique de l’autruche.L’élévation du niveau des mers n’est pas annoncée. Elle est déjà là  !Voici par exemple quelques extraits scientifiques - Données CNRS - Lettre du changement global n°19, mai 2006 (http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb19/03_montee.htm)«  ...la mer monte de façon significative, à une vitesse de l’ordre de 2 mm par an, soit 20 fois plus vite qu’au cours des derniers siècles. Cette hausse du niveau de la mer, d’environ 20 cm au total au cours du 20e siècle, est une des conséquences du réchauffement climatique ... » «  Depuis le début des années 1990, les satellites altimétriques, en particulier Topex-Poseidon et Jason, surveillent en permanence les variations du niveau de la mer, avec une précision remarquable et une couverture globale. Ces nouvelles observations montrent qu’au cours des 12 dernières années, le niveau moyen global de la mer s’est élevé de près de 3 mm par an…  »«  Pour les prochaines décennies, la dilatation thermique de l’océan continuera d’être le facteur dominant. En effet, en raison de l’énorme capacité thermique de l’eau de mer, la chaleur accumulée dans l’océan au cours du temps causera une hausse inexorable du niveau de la mer.  »Evidemment on peut toujours discuter sur les chiffres. Combien de centimètres, en combien d'années ? Mais le phénomène est enclenché et, vue l'inertie, il n’est pas près de s'arrêter.2 - Le lit de Sienne ? Lequel ? Celui juste avant la construction de la digue basse ? Celui d'il y a un siècle, ou deux ? Quant au blanc de sable que vous qualifiez de très nouveau, il représente l’état actuel d’un phénomène séculaire, l’allongement de la pointe d’Agon. Il fut un temps où les magnifiques dunes fixées dont nul ne conteste l’existence furent « des bancs de sable nouveaux ».3 - L'avifaune du fond du havre n'est pas la même que celle de l'embouchure : ainsi le gravelot à collier interrompu, espèce patrimoniale, ne fréquente pas les herbus de Tourville mais en revanche il niche exactement sur les bancs de sable dont vous acceptez l’arasement.4 - Enfin, si vous êtes d'accord pour dire "que les camions sont une nuisance inacceptable", je ne peux que vous inviter à signer la pétition pour demander l’abandon de ce projet en l'état.Philippe Scolan