Vendredi 2 février 2007
Au beau prétexte de lutter contre l’érosion, un vaste projet envisage de déplacer le lit de la rivière et de l’obliger à se jeter en mer plus à l’ouest en arasant l’extrémité de la pointe d’Agon. Comme le signale le Commissaire enquêteur : « …par incidence, les travaux sont de nature à améliorer l’accès au mouillage du havre de Regnéville » et de permettre à bon compte le rechargement en sable des stations balnéaires locales… Quelle bonne aubaine !
Les grands travaux
Ces travaux projetés dans le havre de Regnéville sont demandés par l’Association syndicale de défense contre la mer d’Hauteville-sur-Mer et le Syndicat intercommunal de défense du littoral et d’aménagement touristique de la Baie de Sienne dans le but d’éviter l’érosion littorale, de préserver les ouvrages existants et d’accroître l’accessibilité aux zones de mouillages.
En pratique, il s’agit de l’élargissement et du déplacement du chenal de la passe d’entrée du havre, de la construction de six épis rocheux sur la plage d’Hauteville et son rechargement en sable avec les sédiments prélevés en creusant le nouveau chenal et en arasant l’extrémité de la pointe d’Agon. Ces travaux sont prévus en plusieurs tranches étalées sur dix ans (plus les années d’entretien ultérieur), ils comportent l’extraction et le transport d’environ 300 000 m3 de sédiments sableux.
En pratique, il s’agit de l’élargissement et du déplacement du chenal de la passe d’entrée du havre, de la construction de six épis rocheux sur la plage d’Hauteville et son rechargement en sable avec les sédiments prélevés en creusant le nouveau chenal et en arasant l’extrémité de la pointe d’Agon. Ces travaux sont prévus en plusieurs tranches étalées sur dix ans (plus les années d’entretien ultérieur), ils comportent l’extraction et le transport d’environ 300 000 m3 de sédiments sableux.
Rien que pour la première tranche, consacrée au rechargement en sable du littoral face à Hauteville, c’est 80 000 m3 de sédiments qui seraient déplacés, soit 5 330 rotations de “dumper” (d’une capacité de 15 m3) à raison de 300 chaque jour !
Ci-dessus, sur cette photographie aérienne de 2002, on observe très bien l’effet néfaste de la digue basse qui, en contrariant le cours de la Sienne, a fait disparaître la pointe de Regnéville. En pointillé, le tracé du chenal et en trait plein la partie supprimée de la pointe d’Agon tels que prévus dans le projet. Evidemment, la pointe continuant de s’allonger, l’étude prévoit pour les années futures de faire un épi pour stopper le sable venant du nord et pouvoir ainsi régulièrement venir y charger du sable pour les plages de Hauteville et d’Agon-Coutainville. Cela fera l’objet d’une autre enquête...
Ci-dessous, les zones d'emprise des travaux ont été reportées sur une photographie plus récentes (2006). On distingue nettement l'avancée dunaire qui est absente sur les fonds de cartes, vieux de plus de 10 ans, qui sont présentés dans l'étude d'impact.
Ci-dessous, les zones d'emprise des travaux ont été reportées sur une photographie plus récentes (2006). On distingue nettement l'avancée dunaire qui est absente sur les fonds de cartes, vieux de plus de 10 ans, qui sont présentés dans l'étude d'impact.Voir en annexe, la synthèse du dossier de l’enquête publique ( J. Cartry) et la lettre au commissaire enquêteur de J-P Peltier


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